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Renforcer la promotion du sport

mar, 09/17/2019 - 11:05
Thématique: CommunicationCanton / Association: Suisse

La cheffe du DDPS, Madame Viola Amherd, prévoit une augmentation des contributions dédiées aux camps de ski scolaires dès l’hiver prochain. Viola Amherd veut octroyer aux écoles une aide financière complémentaire pour leurs camps de ski dès décembre 2019. Ces derniers sont réalisés selon les principes J+S. Ainsi, les organisateurs recevront 12 francs par élève au lieu de 7,60 francs. Cette augmentation des subventions est elle aussi en accord avec les dispositions légales actuelles. En effet, pour les sports de neige (ski alpin, ski de fond, saut à ski et snowboard), les soutiens financiers peuvent être augmentés pour autant que des organisations touristiques ou économiques prennent des mesures particulières pour promouvoir ces camps (art. 45, al. 4, OPESp). Grâce au concours de l’association Initiative sports de neige Suisse, cette condition est ainsi remplie.

Des moyens supplémentaires devraient également être accordés à d’autres disciplines. En effet, selon une récente décision du Tribunal fédéral, les écoles ne peuvent exiger des frais de la part des parents pour les camps obligatoires, si ce n’est afin de couvrir le coût des repas pris par leurs enfants. En approuvant le rapport en réponse au postulat Campbell, le 7 juin dernier, le Conseil fédéral a estimé judicieux d’utiliser la marge de manœuvre financière disponible pour augmenter l’aide destinée à tous les camps de sport, étant donné que celui-ci joue bien souvent un grand rôle dans la socialisation et le développement des enfants et adolescents. Toutefois, l’ordonnance correspondante doit être cette fois modifiée ; la procédure de consultation est en cours. Les autres camps J+S pourraient bénéficier ainsi de fonds supplémentaires dès l’été 2020.

Date: Mardi 17 Septembre 2019
Catégories: Infos

Oser l'échange

jeu, 09/12/2019 - 10:36
Thématiques: CommunicationLanguesProfessionCantons / Associations: SuisseRomandie (SER)SER

Oser l’échange ! C'est le titre choisi pour la journée d'échange du 4 décembre prochain. Un slogan certes, mais surtout une invitation adressée à toutes celles et ceux qui partagent une vision futuriste de la Suisse et de son système éducatif : celle d'écoles et d'enseignant-e-s qui coopèrent et partagent au-delà des frontières linguistiques. Et si cette envolée lyrique ne vous convainc pas, dites-vous simplement que c'est bon pour la tête. Aller voir ailleurs, explorer d’autres horizons, tester d'autres pratiques, cela ne peut être qu'enrichissant et inspirant.

Organisée par Movetie en collaboration avec ProfilQualité et les associations d'enseignant-e-s et de directions d'établissements, cette journée permettra de partager les pratiques intéressantes que les écoles ont développé dans toute la Suisse. Cette conférence sur la mise en réseau et la coopération entre écoles par-delà les frontières linguistiques se déroulera à Bienne le 4 décembre 2019. Inscrivez-vous pour le 4 décembre et osez l'échange ! 

Date: Jeudi 12 Septembre 2019
Catégories: Infos

impariamo insieme – nouveau programme d’échange destiné à favoriser la communication avec la Suisse italienne

mer, 09/11/2019 - 10:33
Thématiques: CommunicationLanguesCanton / Association: Suisse

À partir de l’année scolaire 2019/2020, Movetia lance – en collaboration avec les cantons pilotes du Tessin, de Bâle-Ville, de Berne et de Vaud – un nouveau programme d’échange pour les élèves, axé spécialement sur la culture italienne. Deux élèves, dont l’un/e de langue maternelle italienne, se rendront ainsi visite mutuellement durant deux semaines pendant le temps scolaire et habiteront chez le/la partenaire d’échange correspondant/e.
 
Dans le cadre du message culture 2016-2020, le Conseil fédéral a déclaré comme priorité l’encouragement de la langue et de la culture italiennes. Il souhaite ainsi renforcer la présence de l’italien en Suisse. Sur mandat de l’Office fédéral de la culture (OFC), Movetia lance ainsi le programme «impariamo insieme», qui a pour objectif de réunir les élèves de Suisse italophone et ceux/celles des autres régions linguistiques. L’échange individuel intensif de deux semaines contribue à améliorer les compétences linguistiques des participants/es, en travaillant notamment l’expression orale, le vocabulaire et la compréhension de la langue – tout en atténuant les inhibitions. Cette immersion linguistique favorise en outre la compréhension de la diversité culturelle de la Suisse. Elle permet aux élèves de faire l’expérience d’une autre langue et d’une autre culture dans la vie quotidienne, familiale et scolaire. Les participants s’enrichissent donc mutuellement.

Qui peut participer?
Sont autorisés/es à participer tous/toutes les élèves âgés/es entre 13 et 18 ans qui sont de langue maternelle italienne et apprennent une autre langue nationale à l’école ou qui suivent des cours d’italien à l’école. Les cantons pilotes du Tessin, de Bâle-Ville, de Berne et de Vaud soutiennent activement le nouveau programme et en font la promotion dans leurs écoles. Les élèves de tous les cantons peuvent toutefois y participer, à condition que les représentants légaux et la direction d’école donnent leur accord. Les élèves intéressés/es sont regroupés/es en tandems. Pendant deux semaines chacun/e, ils/elles fréquentent l’école ensemble et habitent avec la famille respective, au domicile du/de la partenaire d’échange.

Inscriptions ouvertes dès maintenant
Movetia trouve aux élèves intéressés/es un/e partenaire d’échange approprié/e. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur la plateforme match&move jusqu’au 15 novembre 2019 – la formation des tandems aura lieu ensuite jusqu’au 30 novembre 2019. Movetia assume un rôle de médiation et prodigue des conseils aux élèves, aux parents et aux écoles. Un forfait de voyage de CHF 300.– est accordé et une attestation de participation est délivrée à la fin de l’échange. Le programme est actuellement mis en œuvre comme projet pilote. Pendant cette phase pilote de deux ans, il s’agit ainsi d’évaluer l’intérêt des élèves, des parents et des écoles.

Date: Mercredi 11 Septembre 2019
Catégories: Infos

Dans un an, le retour des SwissSkills

mar, 09/10/2019 - 07:08
Thématique: Enseignement professionnelCanton / Association: Suisse

Il y a près d’un an, les SwissSkills 2018, à Berne, mettaient la formation professionnelle sur le devant de la scène. Actuellement, les préparatifs pour la prochaine édition centralisée des championnats suisses des métiers vont bon train. Les SwissSkills 2020 débuteront le 9 septembre 2020, dans exactement un an.

Les préparatifs vont bon train : le site est complet !
L’édition 2020 des SwissSkills suscite une fois de plus un grand intérêt de la part des associations professionnelles. Le site, qui s’étend sur environ 100 000 m2, soit l’équivalent de 14 terrains de football, et se situe dans l’enceinte de Bernexpo, est d’ores et déjà complet. Une fois encore, les SwissSkills permettront d’observer des jeunes professionnels issus de 135 professions en plein travail. En outre, il sera possible de s’essayer à un grand nombre de métiers.
  

Date: Mardi 10 Septembre 2019
Catégories: Infos

7 chances pour la formation

ven, 09/06/2019 - 18:25
Thématiques: CommunicationSyndicatCantons / Associations: SuisseRomandie (SER)SER

JOURNEE SUISSE DE L’EDUCATION 2019 : LA FORMATION EN SUISSE VUE PAR LES POLITIQUES

Lors de la Journée Suisse de l'Éducation du 6 septembre 2019 à Berne, plus de 130 acteurs de l'éducation et de la politique ont échangé leurs idées sur la formation en Suisse et les ont comparées à la réalité de leur mise en œuvre au niveau cantonal. Les associations d'enseignant·es LCH et SER ont présenté sept revendications qu'elles considèrent comme des opportunités pour un développement positif du système éducatif suisse.

Le fait que les premières années de la vie sont particulièrement importantes pour le développement et l'apprentissage d'un·e enfant est largement incontesté. C'est pourquoi, il est d'autant plus important d'offrir à toutes et tous les enfants de Suisse des services d’encadrement et d’accueil de qualité, abordables et généralisés, afin de leur offrir un bon départ dans le système éducatif. C'est l'une des sept demandes formulées lors de la Journée Suisse de l'Éducation qui s’est tenue à Berne le 6 septembre en présence de plus de 130 invités. Cette importante manifestation est organisée tous les deux ans par la Dachverband Lehrerinnen und Lehrer Schweiz (LCH) et le Syndicat des enseignant·es romand·es (SER).

Les principaux représentant·es se parlent

Conformément à la devise de la Journée Suisse de l'Éducation « Les associations d’enseignant·es et les acteurs politiques se parlent », les représentant·es politiques et syndicaux ont échangé leurs idées pour trouver des solutions permettant d'améliorer encore la qualité du système éducatif suisse. Après que Christian Rüefli, directeur général du Büro Vatter, a présenté les programmes de politique de l'éducation des principaux partis politiques, des membres du Conseil national et du Conseil des États ont développé les positions de leurs partis sur la formation en Suisse. Par la suite, des conseiller·ères d’État en charge de l'éducation ont comparé ces postions des partis avec les conditions qu'ils/elles rencontrent en tant que responsables de la mise en œuvre au niveau cantonal.

Sept chances pour la formation

Pour terminer, LCH et le SER ont présenté sept revendications à considérer comme autant d’opportunités pour la formation. En plus du renforcement de l’égalité des chances avant l’école obligatoire par la généralisation des services d’accueil pour les enfants, les deux associations sont en faveur du renforcement de la formation des enseignant·es du primaire. Compte tenu des nouveaux domaines d'activité et des exigences accrues, la Suisse ne doit pas se laisser distancer par les pays européens à cet égard. Les deux associations faîtières d'enseignants souhaitent également des mesures pour atteindre l'objectif fixé par la Confédération et les cantons, à savoir que 95 pour cent des jeunes de 25 ans doivent avoir achevé une formation du niveau secondaire II. Pour ce faire, tous les cantons doivent de fait mettre à la disposition des jeunes des services de transition soutenus par la Confédération. Pour le bien des élèves et des enseignant·es, le SER et LCH appellent à la mise en place de réelles mesures de protection de la santé au travail dans les établissements scolaires, comme cela est le cas dans le secteur privé. Afin de garantir une utilisation efficace des technologies numériques dans les écoles, une formation et un perfectionnement plus poussés des enseignant·es, une infrastructure moderne et un soutien technique sur place doivent également être assurés. De même, le soutien financier apporté par des particuliers ou des entreprises aux universités et aux écoles supérieures ne doit pas se substituer à celui apporté par le secteur public, mais le compléter selon des règles précises. Enfin, les deux associations d'enseignant·es appellent à une augmentation encore plus importante de la contribution aux échanges linguistiques prévue dans le message sur la culture pour les années 2021 à 2024.

 

Le SER et LCH sont convaincus que la mise en œuvre rapide de ces sept exigences aura un impact positif sur la qualité de l'enseignement et sur celle des écoles publiques. De leur point de vue, les acteurs et les actrices politiques ont la responsabilité d'assurer le bien-être de notre pays.

Date: Vendredi 6 Septembre 2019
Catégories: Infos

"L'information sans frontière?"

jeu, 09/05/2019 - 10:15
Thématiques: CommunicationmédiasCanton / Association: Romandie (SER)

La Semaine des médias à l'école en Suisse romande est une proposition pédagogique destinée à s'insérer dans le programme habituel des cours. L'ambition est de consacrer une fraction de l'horaire aux médias, aux images, au numérique. C'est surtout l'occasion de mettre en œuvre les objectifs MITIC du Plan d'études romand.

La prochaine édition aura lieu du 25 au 29 novembre 2019 à l'enseigne de "L'information sans frontières ?"

Pour l'édition 2019 de la Semaine des médias en Suisse romande, les activités pédagogiques spécifiques sont désormais en ligne (certaines les compléteront, courant septembre). Les classes romandes peuvent solliciter des prestations spécifiques (et gratuites) des médias partenaires via ce FORMULAIRE EN LIGNE jusqu'à fin octobre.

Date: Jeudi 5 Septembre 2019
Catégories: Infos

3 médailles romandes au WorldSkills de Kazan

mer, 09/04/2019 - 10:19
Thématiques: Enseignement professionnelsecondaire II

L'équipe nationale suisse a une fois de plus convaincu aux WorldSkills de Kazan avec 16 médailles, dont cinq titres de champion du monde. 

La Romandie ramène à la maison trois médailles : l’informaticien Nicolas Ettlin (Cartigny/GE), le plâtrier-constructeur à sec Loris Glauser (Moutier/BE), le menuisier Jérémie Droz (Blonay/VD). 

Par leurs performances, les jeunes professionnels suisses âgés de 17 à 22 ans ont prouvé une fois de plus qu’ils comptent parmi les meilleurs au monde dans leur branche. En plus des 16 médailles, les participants helvètes ont remporté 13 diplômes dans pas moins de 39 disciplines. Comme notre pays a remporté deux compétitions en binôme, c’est un total de 18 jeunes médaillés qui se sont fait acclamer sous le regard de Vladimir Poutine à l’occasion de la magnifique cérémonie de clôture organisée à la Kazan Arena. 

Au classement pondéré par nations, la Suisse, meilleure nation d’Europe, occupe une belle troisième place sur le podium. Seuls les participants chinois et coréens ont obtenu une moyenne de points plus élevée que les Suisses. Taiwan et la Russie suivent immédiatement derrière la Suisse. En tout, 1600 jeunes professionnels issus de 63 pays ont participé aux WorldSkills.

Date: Mercredi 4 Septembre 2019
Catégories: Infos

D'Orsières à Chamonix pour CPA

jeu, 08/29/2019 - 10:05
Thématique: CommunicationCantons / Associations: SuisseRomandie (SER)

Olivier Brocard, un coureur de trail qui propose un sponsoring à but humanitaire, s’engage pour CPA cette année. 

Il participe aujourd'hui à l'OCC, course allant d'Orsières à Chamonixde 57 km avec 3500m de dénivelé. Son parcours peut être suivi en direct. Vous pouvez vous aussi soutenir CPA en vous rendant sur le site www.courirpourcpa.ch  

CPA – Coopération pédagogique en Afrique – a déjà un parcours de plus de 50 ans en Afrique francophone. La Fondation accompagne des stages de formation continue à l’attention d’enseignants primaires. Sans s’essouffler, les volontaires se relaient d’année en année auprès de leurs collègues maliens, congolais, togolais, béninois. 

Le nouveau projet APEQ – Acteurs pour une école de qualité – couvrira 4 stages de formation pratique sur le terrain, chacun avec 80 stagiaires et 8 formateurs locaux pendant 3 semaines et deux années de suite. Cet été, 12 enseignantes et enseignants volontaires suisses partageront leurs expériences avec leurs pairs en RDC, au Togo, au Bénin et en Haïti. Le budget global de APEQ s'élève à 126'500 francs pour les 2 années.​   Date: Jeudi 29 Août 2019
Catégories: Infos

La rentrée: petit tour dans les cantons

mar, 08/27/2019 - 10:34
Thématique: CommunicationCanton / Association: Romandie (SER)

A l'occasion de cette rentrée 2019, nous vous proposons un petit tour des conférences de presse des Conseillères et Conseillers d'Etat en vous rendant sur les divers sites:

Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Valais, Vaud.

Bonne lecture.

Date: Mardi 27 Août 2019
Catégories: Infos

Enseigner: où va le métier?

sam, 08/24/2019 - 12:54
Thématique: CommunicationCanton / Association: Genève

... beau thème de débat que proposent les Entrevues de LIFE, mardi 17 septembre, dès 19h, en les murs de l’Uni Mail (salle S150).

Trois points de vue s’exposeront: de Philippe Meirieu, professeur émérite à l’Université de Lyon II, de Samuel Rohrbach, président du Syndicat des enseignant·es romand·es, et d’un·e représentant·e du département genevois de l’Instruction publique, avant un débat avec la salle (20 heures-21 heures), animé par Etiennette Vellas, membre associée, et l’équipe LIFE - Laboratoire Innovation Formation Éducation, Université de Genève).

LIFE présente:

«Qui ne sait pas vers quel port il doit tendre n’a pas de vent qui lui soit bon» écrivait Sénèque à Lucilius. L’enseignement ne manque certes pas de buts, d’objectifs, de missions. Il est encadré par des programmes, des manuels, des directives. Les praticiens travaillent sous le contrôle d’une hiérarchie rendant des comptes à l’État et à la population. Tout est a priori bien orienté, et si cela ne suffit pas, la recherche peut identifier des errances et suggérer des corrections. Mais justement: tant de régulation précise-t-elle le cap ou aurait-elle parfois tendance à le brouiller? Plus les prétentions à gouverner l’école se multiplient, plus le sentiment peut s’installer de ne plus savoir à qui ni à quoi se fier. Le régent était jadis chargé de désigner les œuvres, les savoirs et les valeurs auxquels aspirer: les enseignants et enseignantes d’aujourd’hui ne sont suivis que si les élèves et leurs parents trouvent eux-mêmes un sens à ce qui leur est proposé. Certains professionnels jugent cela anormal, et réclament plus de respect voire de soutien pour leur fonction. D’autres en déduisent plutôt la nécessité de gagner en compétence, en qualification, en pouvoir de convaincre et de conquérir leur autonomie sans attendre qu’elle leur soit concédée. Où est l’équilibre? Les divisions internes sur la route à suivre – faut-il plus ou moins d’instructions, de délégations, de coopération, d’inclusion, de différenciation, d’évaluation, de notation, de sélection? – peuvent s’exprimer dans les salles des maîtres ou les syndicats, à propos des réformes ou du travail ordinaire: elles ajoutent au désarroi si elles sont vécues comme des anomalies plutôt que comme des occasions de fixer ensemble des priorités.

 

La recherche et les comparaisons internationales montrent que rien n’est fatal, puisque la situation peut varier d’une région à l’autre. Plus l’école et l’enseignement sont localement idéalisés, plus ils peuvent paradoxalement décevoir autour d’eux, être incriminés pour leurs imperfections et finalement se résigner à l’absence de perspective engageante. Les discours peuvent devenir d’autant plus lyriques et les controverses spectaculaires qu’ils prennent leurs distances avec la réalité. Ce sont les approches pragmatiques – donc lucides – qui renforcent davantage et sans surprise les pratiques: celles qui profilent les enseignants en experts de l’enseignement, qui font confiance à leur intelligence et à leurs tâtonnements, qui leur échangent leur autonomie contre des comptes à rendre, qui font de l’évaluation un révélateur plutôt qu’un paravent, qui parient que plus de compétences font plus d’autorité, donc que l’avenir du métier d’instruire est moins de clouer le bec aux sceptiques que de gagner en savoirs et en formation pour convaincre sans relâche qu’il est au service de la société. Une telle dynamique ne s’obtient pas d’un claquement de doigt. Elle est d’autant plus difficile à trouver que le conflit mondial pour le contrôle des richesses provoque anxiété, doute et fragmentations dans nos démocraties, et le recul de la raison coopérative devant des leaders faisant rimer force et post-vérité. Mais si c’est à ce monde-là que nos enfants sont voués, n’est-ce pas du péril qu’émergent les jalons susceptibles de l’éviter? À l’heure où une jeune Suédoise fait la grève de l’école pour réveiller les consciences, l’école ne devrait-elle pas fixer la démocratisation du monde comme son inconfortable mais authentique horizon?

Cette Entrevue de LIFE souhaite explorer l’avenir à la lumière du présent, de ses incertitudes et de ses risques symétriques de pensée magique et de désenchantement. Elle fait l’hypothèse – avec Antonio Gramsci – que le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté peuvent se compléter. Regardons donc les dangers en face, ne faisons pas comme s’il suffisait d’en rire pour s’en libérer, n’attendons pas le salut d’un pouvoir providentiel, enfin omniscient, mais repérons les ornières pour chercher entre elles (et entre nous) le chemin.

Philippe Meirieu jouera le rôle d’éclaireur, lui qui a dirigé l’édition du livre d’Olivier Maulini: Enseigner entre engagement et lucidité. Samuel Rohrbach, président du Syndicat des enseignants romands et Isabelle Vuillemin, directrice du Service enseignement et évaluation de l’enseignement obligatoire de Genève lui donneront la réplique du point de vue des professionnel·les et de l’autorité scolaire. Le débat s’étendra ensuite à la salle, parce qu’il doit être large lorsque la voie est étroite à tracer.

 

Date: Samedi 24 Août 2019
Catégories: Infos

Enseigner: où va le métier?

mer, 08/21/2019 - 08:10
Thématiques: EvénementsProfessionCantons / Associations: Romandie (SER)Genève

... beau thème de débat que proposent les Entrevues de LIFE, mardi 17 septembre, dès 19h, en les murs de l’Uni Mail (salle S150).

Trois points de vue s’exposeront: de Philippe Meirieu, professeur émérite à l’Université de Lyon II, de Samuel Rohrbach, président du Syndicat des enseignant·es romand·es, et d’un·e représentant·e du département genevois de l’Instruction publique, avant un débat avec la salle (20 heures-21 heures), animé par Etiennette Vellas, membre associée, et l’équipe LIFE - Laboratoire Innovation Formation Éducation, Université de Genève).

LIFE présente:

«Qui ne sait pas vers quel port il doit tendre n’a pas de vent qui lui soit bon» écrivait Sénèque à Lucilius. L’enseignement ne manque certes pas de buts, d’objectifs, de missions. Il est encadré par des programmes, des manuels, des directives. Les praticiens travaillent sous le contrôle d’une hiérarchie rendant des comptes à l’État et à la population. Tout est a priori bien orienté, et si cela ne suffit pas, la recherche peut identifier des errances et suggérer des corrections. Mais justement: tant de régulation précise-t-elle le cap ou aurait-elle parfois tendance à le brouiller? Plus les prétentions à gouverner l’école se multiplient, plus le sentiment peut s’installer de ne plus savoir à qui ni à quoi se fier. Le régent était jadis chargé de désigner les œuvres, les savoirs et les valeurs auxquels aspirer: les enseignants et enseignantes d’aujourd’hui ne sont suivis que si les élèves et leurs parents trouvent eux-mêmes un sens à ce qui leur est proposé. Certains professionnels jugent cela anormal, et réclament plus de respect voire de soutien pour leur fonction. D’autres en déduisent plutôt la nécessité de gagner en compétence, en qualification, en pouvoir de convaincre et de conquérir leur autonomie sans attendre qu’elle leur soit concédée. Où est l’équilibre? Les divisions internes sur la route à suivre – faut-il plus ou moins d’instructions, de délégations, de coopération, d’inclusion, de différenciation, d’évaluation, de notation, de sélection? – peuvent s’exprimer dans les salles des maîtres ou les syndicats, à propos des réformes ou du travail ordinaire: elles ajoutent au désarroi si elles sont vécues comme des anomalies plutôt que comme des occasions de fixer ensemble des priorités.

 

La recherche et les comparaisons internationales montrent que rien n’est fatal, puisque la situation peut varier d’une région à l’autre. Plus l’école et l’enseignement sont localement idéalisés, plus ils peuvent paradoxalement décevoir autour d’eux, être incriminés pour leurs imperfections et finalement se résigner à l’absence de perspective engageante. Les discours peuvent devenir d’autant plus lyriques et les controverses spectaculaires qu’ils prennent leurs distances avec la réalité. Ce sont les approches pragmatiques – donc lucides – qui renforcent davantage et sans surprise les pratiques: celles qui profilent les enseignants en experts de l’enseignement, qui font confiance à leur intelligence et à leurs tâtonnements, qui leur échangent leur autonomie contre des comptes à rendre, qui font de l’évaluation un révélateur plutôt qu’un paravent, qui parient que plus de compétences font plus d’autorité, donc que l’avenir du métier d’instruire est moins de clouer le bec aux sceptiques que de gagner en savoirs et en formation pour convaincre sans relâche qu’il est au service de la société. Une telle dynamique ne s’obtient pas d’un claquement de doigt. Elle est d’autant plus difficile à trouver que le conflit mondial pour le contrôle des richesses provoque anxiété, doute et fragmentations dans nos démocraties, et le recul de la raison coopérative devant des leaders faisant rimer force et post-vérité. Mais si c’est à ce monde-là que nos enfants sont voués, n’est-ce pas du péril qu’émergent les jalons susceptibles de l’éviter? À l’heure où une jeune Suédoise fait la grève de l’école pour réveiller les consciences, l’école ne devrait-elle pas fixer la démocratisation du monde comme son inconfortable mais authentique horizon?

Cette Entrevue de LIFE souhaite explorer l’avenir à la lumière du présent, de ses incertitudes et de ses risques symétriques de pensée magique et de désenchantement. Elle fait l’hypothèse – avec Antonio Gramsci – que le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté peuvent se compléter. Regardons donc les dangers en face, ne faisons pas comme s’il suffisait d’en rire pour s’en libérer, n’attendons pas le salut d’un pouvoir providentiel, enfin omniscient, mais repérons les ornières pour chercher entre elles (et entre nous) le chemin.

Philippe Meirieu jouera le rôle d’éclaireur, lui qui a dirigé l’édition du livre d’Olivier Maulini: Enseigner entre engagement et lucidité. Samuel Rohrbach, président du Syndicat des enseignants romands et Isabelle Vuillemin, directrice du Service enseignement et évaluation de l’enseignement obligatoire de Genève lui donneront la réplique du point de vue des professionnel·les et de l’autorité scolaire. Le débat s’étendra ensuite à la salle, parce qu’il doit être large lorsque la voie est étroite à tracer.

 

Date: Mercredi 21 Août 2019
Catégories: Infos